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Le magazine

Kinepolis Lomme : salles, tarifs et accès du plus grand cinéma de France

6 min de lecture

Le stationnement autour de Kinepolis Lomme n’est pas décrit de la même façon partout. Certaines fiches le donnent gratuit et permanent sur les 3 000 places réparties entre les parkings P1 et P3. D’autres le limitent à deux heures gratuites, au-delà desquelles la gratuité n’est plus garantie. Les deux versions circulent. Impossible de trancher à distance : mieux vaut compter sur la version la plus prudente, et regarder l’heure en se garant, surtout un soir où la séance est suivie d’un repas sur le complexe.

Kinepolis Lomme, à la sortie ouest de Lille, est le premier multiplexe construit en France, ouvert en 1996 : vingt-trois salles, plus de 6 500 fauteuils, et le titre de plus grand cinéma du pays. C’est ce gabarit qui structure toute la visite, du choix de la salle à la file aux caisses les soirs de sortie.

Accès, métro et le vrai prix du parking

Le cinéma se trouve au 1 rue du Château d’Isenghien, à Lomme, en bordure de Lille. La station de métro Saint-Philibert, sur la ligne 2, est à quelques minutes à pied : c’est l’accès le plus direct pour qui vient sans voiture. Ceux qui présentent leur carte Pass Pass Ilévia à la caisse paient l’entrée 9,40 euros, près de cinq euros de moins que le tarif normal. Cette carte, délivrée par le réseau de transport de la métropole, vise les moins de vingt-six ans qui y habitent.

Pour le stationnement, deux zones extérieures entourent le complexe : P1, 1 093 places, et P3, 917 places. C’est là que la contradiction se joue. Un forfait gratuit limité dans le temps coûte cher à qui compte sur une gratuité totale et enchaîne une séance de trois heures avec un repas au Kinepolis lui-même.

Les salles et les formats : du Laser Ultra au 4DX

Sur les vingt-trois salles, quatre portent une technologie qui ne se trouve nulle part ailleurs dans le complexe. La salle 17, en IMAX, aligne 491 fauteuils devant un écran qui monte du sol au plafond. La salle 14 est la seule à réunir le Laser Ultra et le son Dolby Atmos, sur 598 fauteuils. La salle 20, en 4DX, embarque 156 sièges mobiles synchronisés à l’image, moyennant un supplément de 6 euros en 2D et 8 euros en 3D. La salle 21, en ScreenX, étend la projection à 270 degrés sur les murs latéraux, sur 206 fauteuils.

Chacune n’existe qu’en un seul exemplaire. Sur un film très attendu, la salle correspondante se remplit avant les autres, et réserver en avance évite de se rabattre sur une séance classique faute de place.

Combien coûte une séance

Le plein tarif affiché est de 14 euros. Le tarif réduit, sur justificatif, descend à 11,60 euros pour les étudiants, les familles nombreuses et les plus de 60 ans. Les moins de 14 ans paient 7 euros.

TarifPrixConditions
Plein tarif14,00 €sans condition
Tarif réduit11,60 €étudiant, famille nombreuse, +60 ans, sur justificatif
Moins de 14 ans7,00 €sur justificatif d’âge
Pass Pass Ilévia9,40 €-26 ans, carte nominative de la métropole lilloise

Ces montants couvrent une séance 2D classique. Les formats spéciaux s’ajoutent au billet : le supplément 4DX, déjà cité, et une majoration comparable en Laser Ultra ou en IMAX, plus les lunettes 3D en location sur les salles qui le demandent. Kinepolis vend aussi des carnets de places, les Kinécards : quinze billets à 132 euros reviennent à 8,80 euros la place, valables neuf mois. Chaque place se décompte du forfait, et une fois les quinze séances vues, il faut racheter un carnet : la formule reste loin des abonnements illimités que vendent UGC ou Pathé, sans compteur de places à surveiller.

Restauration et ce qu’on trouve sur place

Le complexe dépasse la salle de cinéma. Kinepolis Lomme compte une brasserie et plusieurs points de restauration rapide en plus des comptoirs de confiserie classiques, une salle de jeux vidéo, et des espaces modulables loués pour des réunions ou des événements d’entreprise. Certaines salles proposent des fauteuils Cosy, avec repose-pieds et tablette, moyennant un supplément. L’ensemble des salles est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Ce que les spectateurs reprochent

Les salles plaisent, la file agace. Les avis en ligne s’accordent sur un point : les salles sont larges, les fauteuils profonds, et les allées assez dégagées pour circuler sans déranger son voisin. La réserve qui revient le plus souvent porte sur l’attente aux caisses les soirs de forte affluence, avec des bornes automatiques hors service et des guichets réduits qui font grignoter à la file le début de la séance. Une deuxième réserve, plus ponctuelle, concerne la climatisation : certains spectateurs signalent une chaleur difficile à supporter en salle lors des pics estivaux.

Rien de tout cela n’est propre à Kinepolis Lomme. C’est le défaut classique d’un multiplexe qui vend plusieurs milliers de places le même soir, et le remède est le même partout : prendre son billet en ligne avant de partir.

Face à un multiplexe équivalent, ou à l’art et essai du centre-ville

À Lille même, Kinepolis Lomme n’a pas d’équivalent en taille : ni UGC ni Pathé n’ont ouvert de complexe dans la métropole. La vraie alternative se joue sur un autre terrain, celui du Majestic. Six salles, zéro gimmick technologique : classées art et essai, rue de Béthune, en plein centre, avec une programmation resserrée sur les films d’auteur, les versions originales, et un tarif plus bas que le plein tarif de Kinepolis.

Pour retrouver un multiplexe de gabarit comparable, il faut sortir de la région. À Lyon, le Ciné Cité Part-Dieu joue dans la même catégorie de salles et de fréquentation, mais avec un modèle d’abonnement différent : la carte UGC Illimité donne un accès mensuel sans compteur de places, quand la Kinécard de Kinepolis reste un carnet de billets à consommer.

Travailler au Kinepolis Lomme : un emploi salarié, pas un statut d’intermittent

Kinepolis Lomme recrute régulièrement des étudiants pour la caisse, l’accueil des salles et la confiserie, en CDD, en CDI à temps partiel ou pour un job d’été. Ce sont des postes salariés de l’exploitation cinématographique, couverts par une convention collective qui encadre les horaires, la rémunération et la prévoyance de la branche. C’est le groupe Audiens qui gère la retraite complémentaire et la protection sociale de ces salariés permanents.

Le statut d’intermittent du spectacle est autre chose : il s’adresse aux techniciens et aux artistes de la production et du spectacle vivant, pas au personnel d’un cinéma d’exploitation. La confusion revient souvent chez qui découvre le secteur en cherchant un premier emploi dans le cinéma.